« De l’or, de l’encens et de la myrrhe » : les présents des Rois mages, au chapitre 2 de l’Évangile selon saint Matthieu, comptent parmi les images les plus connues de Noël. On oublie souvent que deux de ces trois présents sont des parfums. Bien avant la crèche, l’encens et la myrrhe figuraient déjà parmi les matières les plus précieuses du monde antique.
Deux larmes d’arbres
L’encens, que les parfumeurs appellent aussi oliban, est la résine du Boswellia, un arbre des terres arides de la péninsule Arabique et de la Corne de l’Afrique. Il suffit d’entailler l’écorce : la résine perle, puis sèche en larmes pâles et translucides.
La myrrhe vient d’un autre arbre, le Commiphora myrrha, qui pousse en Somalie, en Éthiopie, au Kenya, à Djibouti, en Érythrée, ainsi qu’au Yémen et à Oman. Ses larmes sont plus sombres, d’un brun rougeâtre. Son nom porte déjà sa saveur : il vient d’une racine sémitique qui signifie « être amer ».
Des présents dignes de rois
Pendant des siècles, ces résines ont voyagé par les routes caravanières d’Arabie. Dans le sultanat d’Oman, l’UNESCO a inscrit en 2000 la Terre de l’encens au patrimoine mondial : les arbres à encens du wadi Dawkah, l’oasis caravanière de Shisr et les ports de Khor Rori et d’Al-Baleed témoignent d’un commerce qui a prospéré du IVᵉ siècle avant notre ère au XVIᵉ siècle.
Dans les temples d’Égypte, on brûlait chaque jour une résine au lever du soleil, la myrrhe à midi et le kyphi au coucher du soleil, et la myrrhe entrait aussi dans les rites funéraires. Offrir de l’encens et de la myrrhe, c’était offrir ce que le monde connaissait de plus rare. Une lecture ancienne du récit, transmise par la tradition chrétienne, y voit trois symboles : l’or pour le roi, l’encens pour le divin, la myrrhe pour la condition mortelle.
Quand le parfum était une fumée
Le mot « parfum » garde la trace de ces fumées. Il vient de l’ancien provençal perfumar ou de l’italien perfumare, formés sur le latin per, « à travers », et fumare, « fumer ». Avant les flacons et les essences, parfumer, c’était faire brûler des matières odorantes : dans les temples, les résines se consumaient sur des braises et leur fumée s’élevait vers le ciel.
Que sentent-ils ?
L’encens est lumineux : frais, résineux, avec une facette citronnée et poivrée qui évoque la pierre des églises. La myrrhe est plus sombre et plus chaude, balsamique, légèrement amère. L’un s’élève, l’autre enveloppe ; réunis, ils composent ce sillage ambré et fumé que l’on associe aux soirs d’hiver.
Sancta Myrrha, un Noël de résines
C’est cet accord que nous avons choisi pour Sancta Myrrha, parfum de la vertu Repos : myrrhe, encens et poivre noir s’enroulent en volutes sombres, jusqu’à un fond de baumes et de benjoin. Harper’s Bazaar UK a élu la bougie Sancta Myrrha « Best Candle » de ses Best of the Best Beauty Awards 2026.
Coulée dans la vallée de la Loire, en cire entièrement végétale à base de colza, dans une jarre façonnée en Toscane, la Bougie Signature de 240 g brûle environ 60 heures. À allumer quand la lumière décline, pour une soirée qui s’étire ou un moment de lecture.
Une bougie pensée pour accompagner le recentrage, l’introspection et les heures calmes du soir.
Trois façons de recevoir avec les résines
- Dans l’entrée, sans flamme. La Roche à Parfumer Sancta Myrrha, taillée à La Roche-Guyon dans du calcaire lutétien, accueille vos invités d’un sillage discret dès la porte.
- Au salon, avant leur arrivée. Allumez la bougie une heure plus tôt : le parfum a le temps de s’installer, et son sillage demeure une fois la flamme éteinte. Évitez la table du dîner, où il se mêlerait aux plats.
- À offrir. Le Rituel Sancta Myrrha réunit la Bougie Signature et le Coffret Roche à Parfumer du même parfum. Le ruban rouge Garance et votre message sont offerts : ajoutez-les depuis le panier.
Deux mille ans après les Rois mages, l’encens et la myrrhe n’ont rien perdu de leur pouvoir d’évocation. Pour aller plus loin, lisez Les vertus des résines et baumes, et retrouvez toutes nos idées sur la page Cadeaux.
Questions fréquentes
Pourquoi les Rois mages ont-ils offert de l’encens et de la myrrhe ? Ces résines comptaient parmi les biens les plus précieux du monde antique. Une lecture traditionnelle y voit aussi des symboles : l’encens pour le divin, la myrrhe pour la condition mortelle.
Quelle est la différence entre l’encens et la myrrhe ? Ce sont les résines de deux arbres différents : l’encens, ou oliban, vient du Boswellia ; la myrrhe, du Commiphora myrrha. L’encens sent frais et résineux, la myrrhe plus chaud et plus amer.
Quelle bougie choisir pour un parfum d’encens et de myrrhe ? Sancta Myrrha réunit la myrrhe, l’encens et le poivre noir sur un fond de baumes et de benjoin, en Bougie Signature de 240 g ou en Roche à Parfumer.
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